Ce que j'ai compris à l'hôpital de Pékin
Je suis partie en Chine pour terminer ma formation en médecine chinoise. J'y ai suivi les consultations d'un hôpital, aux côtés de médecins qui recevaient chacun des dizaines de patients par jour.
Ce qui m'a frappée, ce n'est pas ce qu'ils prescrivaient. C'est ce qu'ils demandaient avant. Ils ne cherchaient pas seulement à savoir où vous avez mal. Ils voulaient savoir si vous aviez chaud ou froid, comment était votre sommeil, votre soif, votre digestion, votre humeur au réveil. Deux patients avec la même douleur repartaient avec deux traitements différents, parce qu'ils n'avaient pas le même terrain.
De retour à Nantes, j'ai commencé à travailler ainsi. Et j'ai vu arriver des gens que la médecine classique ne soulageait plus : des migraines installées depuis vingt ans, des ventres douloureux depuis l'enfance, des articulations abîmées. En changeant leur alimentation en fonction de leur terrain, et non selon une liste toute faite, la plupart allaient nettement mieux.
Aujourd'hui mon cabinet est plein sans que j'aie jamais fait de publicité, et d'autres praticiens de santé de la région m'adressent les patients qu'ils n'arrivent plus à soulager. Ce sont eux qui m'ont convaincue de sortir cet enseignement de mon cabinet.